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Publié le 23 Février 2026
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Après les difficultés rencontrées en 2022, la production d’énergie primaire repart franchement à la hausse en 2024, avec une progression de plus de 10 %. Ce rebond s’explique avant tout par le retour en puissance du parc nucléaire, dont la disponibilité s’est améliorée grâce à des arrêts techniques plus courts et à un été moins contraignant pour les centrales. Les énergies renouvelables confirment également leur montée en puissance. L’hydroélectricité atteint un niveau record sur dix ans, favorisée par des conditions météorologiques très favorables.
Le solaire poursuit sa croissance grâce à l’augmentation rapide des installations, tandis que l’éolien marque un léger recul, après une année 2023 exceptionnellement venteuse. Côté chaleur renouvelable, les pompes à chaleur progressent encore, même si le rythme ralentit. Le biogaz continue sa dynamique positive, alors que les biocarburants reculent légèrement.
La consommation finale d’énergie se stabilise autour de 1 499 TWh, mettant fin à trois années consécutives de baisse. Cette moyenne masque toutefois de fortes disparités selon les secteurs. À climat corrigé, l’industrie poursuit ses efforts de sobriété. Les transports stagnent, tandis que le résidentiel et le tertiaire repartent à la hausse. Résultat : les besoins énergétiques des logements augmentent, notamment pour le chauffage.
Bonne nouvelle en revanche du côté des marchés : les prix de gros continuent de se détendre, ce qui se traduit par une baisse des tarifs pour la plupart des secteurs… sauf pour les particuliers. En moyenne, les ménages dépensent davantage pour l’énergie, principalement à cause du logement, malgré une baisse globale de la facture énergétique nationale.
Grâce à une production en hausse plus rapide que la consommation, le taux d’indépendance énergétique atteint 61 %, un niveau inédit depuis plus de cinquante ans. Le déficit des échanges d’énergie se réduit fortement, tandis que les exportations nettes d’électricité bondissent, retrouvant des sommets jamais vus depuis 2011.
Dans le même temps, les importations de gaz naturel reculent pour la deuxième année consécutive, les opérateurs ayant davantage puisé dans les stocks. Le gaz naturel liquéfié représente désormais une large part des approvisionnements, avec une dépendance marquée à la Norvège, aux États-Unis et à la Russie. Les achats de pétrole, eux aussi, diminuent légèrement.